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Le déroulement d’un mariage juif

Un mariage juif suit un ordre transmis depuis des siècles, avec des variantes selon les communautés, ashkénazes ou séfarades, et selon les familles. Voici les grandes étapes, des jours qui précèdent jusqu’à la fête, pour les mariés qui préparent leur programme et pour les invités qui veulent savoir ce qu’ils vont vivre.

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L’essentiel

  • En France, le mariage civil a lieu avant la cérémonie religieuse, souvent quelques jours plus tôt.
  • Le cœur de la journée est la houppa, le dais nuptial sous lequel le marié passe l’alliance à la mariée et où l’on lit la ketouba.
  • Les sept bénédictions et le verre brisé referment la houppa ; la fête commence aussitôt.
  • Sur le faire-part, la houppa et la réception ont chacune leur horaire et leur adresse, et certains invités ne sont conviés qu’à l’une des deux.

Avant le jour J : la mairie, le mikvé et le Chabbat

En France, le mariage religieux ne peut être célébré qu’après le mariage civil, et le rabbin demande la preuve du passage en mairie. Beaucoup de couples se marient donc à la mairie quelques jours avant la houppa, souvent en semaine, avec un cercle plus restreint.

Dans les jours qui précèdent, la mariée se rend au mikvé, le bain rituel. Le Chabbat est aussi marqué : chez les Ashkénazes, le marié est appelé à la Torah le samedi qui précède le mariage, c’est l’aufruf ; dans beaucoup de familles séfarades, le Chabbat Hatan a lieu le samedi qui suit, pendant la semaine de fête.

Dans de nombreuses familles, surtout ashkénazes, les mariés jeûnent le jour du mariage jusqu’à la houppa : c’est un jour de recommencement, vécu un peu comme un Kippour personnel.

L’accueil des invités et la signature de la ketouba

Avant la cérémonie, chacun des mariés reçoit ses proches de son côté. La mariée, assise, accueille les invités qui viennent la féliciter : c’est la kabbalat panim. Le marié est entouré de ses amis et de sa famille ; chez les Ashkénazes, ce moment s’appelle le tish, avec chants et paroles de Torah.

C’est souvent là que l’on signe la ketouba, le contrat de mariage religieux, rédigé en araméen, qui énonce les engagements du mari envers sa femme. Deux témoins la signent ; le rabbin vous dira qui peut tenir ce rôle, car les règles sont précises.

Le voile : le bedeken

Chez les Ashkénazes, le marié vient ensuite couvrir le visage de la mariée de son voile, accompagné des pères et des proches : c’est le bedeken. Le geste rappelle Rébecca se couvrant à l’arrivée d’Isaac, et l’assurance que c’est bien elle qu’il épouse, en souvenir de Jacob trompé par Laban. Dans de nombreuses familles séfarades, ce moment n’existe pas sous cette forme.

La houppa, étape par étape

La houppa est un dais tendu sur quatre montants, ouvert sur les côtés, qui figure le futur foyer du couple. Elle peut être dressée dans une synagogue, en plein air ou dans la salle de réception. Le déroulé le plus courant :

  1. L’entrée

    Le marié arrive le premier sous la houppa, accompagné de ses parents ou des deux pères, puis la mariée, accompagnée de ses parents ou des deux mères. Chez les Ashkénazes, elle fait souvent sept fois le tour du marié.

  2. Les bénédictions des fiançailles

    Le rabbin récite la bénédiction sur le vin et celle des eroussin ; les mariés boivent à la même coupe.

  3. L’alliance

    Le marié passe à l’index de la main droite de la mariée un anneau simple, sans pierre, en prononçant en hébreu : « Par cet anneau, tu m’es consacrée selon la loi de Moïse et d’Israël. » C’est l’instant où le mariage est conclu.

  4. La lecture de la ketouba

    Le texte est lu à voix haute, souvent en araméen puis en français, puis remis à la mariée, qui le conserve.

  5. Les sept bénédictions

    Le rabbin, ou des proches que l’on veut honorer, récitent les Chéva Brakhot sur une seconde coupe de vin. Dans beaucoup de familles séfarades, le marié couvre alors le couple de son talith.

  6. Le verre brisé

    Le marié brise un verre d’un coup de pied, en souvenir de la destruction du Temple de Jérusalem : même dans la joie, on n’oublie pas. Toute l’assemblée lance « Mazal tov ! » et la musique reprend.

Le yihoud, puis la fête

Juste après la houppa, les mariés se retirent quelques minutes, seuls, dans une pièce à part : c’est le yihoud, leur premier moment à deux en tant que couple. S’ils ont jeûné, ils y prennent leur premier repas de la journée. Les invités, eux, passent au cocktail.

La réception s’ouvre par l’entrée des mariés, portée par la musique et les danses en cercle ; dans beaucoup de familles, les mariés sont soulevés sur des chaises au-dessus de la foule. Le repas se termine par la bénédiction après le repas, le birkat hamazon, suivie à nouveau des sept bénédictions.

La semaine qui suit : les Chéva Brakhot

La fête ne s’arrête pas au soir du mariage. Pendant les sept jours qui suivent, des proches organisent des repas en l’honneur des mariés, au cours desquels on récite les sept bénédictions, en présence d’au moins dix hommes et d’un convive qui n’était pas encore venu. C’est souvent dans cette semaine que tombe le Chabbat Hatan des familles séfarades.

Comment l’annoncer sur le faire-part

Un faire-part de mariage juif présente traditionnellement les deux familles, les parents, et parfois les grands-parents, qui « ont la joie de vous faire part du mariage de leurs enfants », puis chaque moment : la mairie si vous y conviez largement, la houppa, la réception, et parfois le Chabbat Hatan. On y trouve souvent :

  • Les prénoms en hébreu à côté des prénoms en français
  • La date hébraïque à côté de la date civile
  • Un verset, par exemple « קול ששון וקול שמחה, קול חתן וקול כלה », la voix de la joie et de l’allégresse, la voix du marié et de la mariée
  • Pour chaque moment : l’horaire, le lieu, l’adresse et l’itinéraire
  • Une indication de tenue pour la synagogue
  • Une date limite de réponse
Texte traditionnel
בס״ד Monsieur et Madame Daniel Lévy Monsieur et Madame Albert Cohen ont la joie de vous faire part du mariage de leurs enfants Sarah et David et vous prient d’assister à la Houppa qui sera célébrée le dimanche 13 juin 2027 (8 Sivan 5787) à 16 h 30 à la synagogue Beth Israël. La réception suivra à 19 h 30.

Le faire-part de mariage juif d’Invity reprend cette organisation : la houppa a sa propre partie, avec son horaire et son adresse, chaque invité répond moment par moment, et des liens par groupe permettent de n’inviter certains proches qu’à la soirée. Vous pouvez parcourir des faire-part avec houppa remplis comme un vrai mariage.

Quelques thèmes

Les faire-part avec houppa

Questions fréquentes

Combien de temps dure la houppa ?
En général moins d’une heure, discours et chants compris. Indiquez l’heure du début sur le faire-part et invitez vos proches à arriver un peu avant.
Peut-on se marier un samedi ?
Pas pendant le Chabbat, du vendredi soir au samedi soir. En revanche, beaucoup de mariages ont lieu le samedi soir, après la sortie du Chabbat, surtout en hiver, quand la nuit tombe tôt ; d’autres ont lieu le dimanche ou en semaine. On évite aussi les jours de fête, une partie de l’Omer entre Pessah et Chavouot, et les trois semaines qui précèdent Ticha Beav ; votre rabbin vous indiquera les dates possibles.
Que porter quand on est invité ?
Une tenue de fête, plutôt couvrante si la houppa a lieu à la synagogue. Les hommes se couvrent la tête pendant la cérémonie ; des kippot sont souvent proposées à l’entrée.
Combien coûte un faire-part de mariage juif chez Invity ?
79 € une seule fois, quel que soit le nombre d’invités, avec le save the date offert.

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